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lundi 10 août 2020

Le masque agace

Moi qui suis tellement adepte des contraintes, enfin surtout pour les imposer aux autres plutôt qu’à moi-même, j’aurai dû être comblé en ce moment, si le croche patte sournois du destin chafouin ne s’en était mêlé, voir les épisodes précédents.

C’est exactement ce que je me suis dit en tombant sur cette vidéo l’autre jour (on a la sexualité qu’on peut par moment), vidéo par ailleurs très dispensable, mais où l’on faisait porter à une soumise, sous son masque chirurgical et pour sortir dans la rue et dans les magasins, rien de moins qu’un bâillon boule, hop, ni vu ni connu. Et j’ai trouvé ça formidable, formidable de faire d’une contrainte sanitaire, d’une corvée, n’ayons pas peur de le dire, un épatant terrain de jeu BDSM. En voilà deux qui ont tout compris…

Je vous ai fait quelques screenshots….





A l’heure où certains affichent leur « rebelle attitude » en refusant de porter le masque, comme d’irresponsables petits Che Guevara nombrilistes de prisunic (souvent les mêmes qui, entre parenthèse, criaient au scandale quand il y avait pénurie de masque), respecter ainsi la règle (et respecter les autres) tout en la rendant ludique, c’est vraiment réjouissant, et c’est en plus, pour moi, l’essence même de la relation D/s.

Ceux qui ont déjà fait porter un harnais de chaine cadenassé à leur soumise pour aller acheter leurs légumes au marché du coin, avec la chaine qui apparait subrepticement sur l’épaule dénudée, sous le regard circonspect des mamies à caddies, ceux-là comprendront mon propos: la relation D/s est faite pour trouver son équilibre dans un mode de fonctionnement du couple, inégal mais équitable, et qui convienne à chacun. C’est une évidence, en même temps qu’une définition rapide. Mais elle est aussi faite pour enjoliver le quotidien, faire naitre l’extraordinaire au milieu de l’ordinaire, l’incongru au milieu du banal, l’inattendu au milieu de la routine, comme une mesure de gauche dans un gouvernement Macron, comme une chanson de Dominique A dans une émission d’Hanouna, comme de l’empathie et de la tolérance dans une diatribe de Zemmour…

C’est toujours tellement beau quand on ne s’y attend pas…

Enfin non, pas toujours...

Ok ok ok, le masque est chiant, inesthétique, inconfortable, insupportable quand il fait 40 degrés comme en ce moment, on est tous d’accord…En plus il fait s’écrouler l’industrie des cosmétiques car se maquiller sous un masque est devenu presque aussi inutile que de s’habiller quand on fait du télétravail, mais je ne vais pas pleurer sur l’héritière Bettencourt non plus.

Mais quand même…

Une jolie bouche….

Toute de rouge revêtue...

Snif…

Bref, porter le masque est vital, et ne pas comprendre ça c’est irresponsable, point. Pas forcément vital pour vous, mais peut-être pour votre mère, votre grand père, votre voisin, votre collègue. On ne le saura jamais, c’est le problème. Mais ça s’appelle juste de l’altruisme, et puis aussi le principe de précaution, comme la ceinture de sécurité, la soupape de la cocotte-minute ou le porte jarretelle à 10 branches. Qui, aujourd’hui, songerait sérieusement à se passer de tout ça ?!

Plouf plouf…

Alors en attendant qu’on trouve un vaccin, au Covid ou à la connerie, faisons contre mauvaise fortune bon cœur et adaptons-nous…

D’un point de vue bdsm par exemple, on peut toujours aller s’acheter un masque Catanzaro chez Martine et Jean-Pierre, très élégant (le masque, mais pas que) …

On peut toujours mettre un masque à gaz aussi (trouvable au même endroit), c’est un fétichisme comme un autre, même s’il fait peut être encore un peu chaud pour sortir avec, enfin je vous le déconseille, sauf éventuellement si vous habitez Beyrouth…

…Ou bien on peut juste sublimer le quotidien et sortir faire ses courses comme nos deux petits camarades susnommés, version bdsm et réjouissante du fameux « joindre l’utile à l’agréable ».

Et puis en plus ça fait baver le bâillon boule, et en période de canicule, hein, se rafraîchir un peu n’est jamais négligeable (#instantglamour)


mardi 18 février 2020

Il y a un temps pour tout...

Ceux, et surtout celles qui me connaissent bien le savent: j'ai un coté midinette et romantique somme toute assez éloigné du stéréotype du Maitre froid et implacable qui fait rêver dans sa chaumière la frêle soumise en mal du Mâle, le mâle alpha, celui qui est naturellement dominant de naissance (si si!) et qui te fera obéir aveuglément chienne lubrique que tu es, celui qui pullule sur les sites de rencontre ou sur Instagram que je ne comprends même pas pourquoi il y a encore des soumises sans collier, mais je m'égare, de Montpellier, cinq minutes d'arrêt, car cette phrase est décidément bien longue.

Pour le dire autrement, et plus sobrement, j'ai du mal à jouer, à pratiquer mon BDSM, sans sentiments...Tout simplement parce que le BDSM c'est charnel, sensuel, donc impliquant. Alors que la pétanque, moins...

Ou plutôt non, ce n'est pas que j'ai du mal, c'est surtout que je ne l'avais jamais fait avant de rencontrer Ka et Walter, jamais de manière satisfaisante et durable disons, et surtout jamais avec un couple. Alors c'est dire si j'y allais un rien tendu, enfin pas au bon endroit, tendu, huhu...Parce que je n'avais pas les codes, parce que j'avais peur de ne pas savoir comment réagir, comment me comporter, comment en faire assez sans en faire trop. Et la peur de l'inconnu, chez moi, c'est érectilement démobilisateur. Bref, si je ne suis pas le mâle alpha, c'est probablement parce que je me mets la barre trop haut, mes gars...

Plouf plouf

Et puis finalement j'ai été moi même sans trop de problème, et ça s'est bien passé...(Nota bene à l'intention de moi même : penser à me débrancher le cerveau avant de les retrouver, la prochaine fois)

Ka nous rejoignit vendredi après sa journée de travail, alors que j'avais fait connaissance dans l'après midi avec Walter, de la ville, de leur maison, histoire de ne pas avoir trop d'informations à traiter d'un seul coup, et d'être concentré le plus possible sur Ka. Histoire aussi, surtout, que Walter juge par lui même s'il n'allait pas confier la femme de sa vie à un type malsain, sage précaution du Maitre parfaitement responsable.

Difficile de ne pas être concentré sur Ka vous me direz, tant j'ai eu l'impression, en la découvrant, qu'elle synthétisait à elle seule LA femme, celle dont je ne cesse de parler ici depuis 2006, féminine, drôle, enjouée, rieuse, solaire...et kinky à un degré de kinkytude qui suscite mon admiration et mon émerveillement, comme le gosse aux pieds du sapin que je n'ai probablement pas cessé d'être. Putain de scoop : Dieu existe et je l'ai rencontré, et c'est une femme bi, soumise, sexy, et un rien salope...un gros rien, oui, bon d'accord !

Plouf plouf encore...

Notre accolade fut sincère et chaleureuse, je ne me voyais pas lui demander de me baiser les pieds il faut dire ! Plus de 4 mois d'échanges épistolaires, de sms, de photos et de confidences, cela créait des liens bien au delà du bdsm, et s'il était grand  temps que l'on se rencontre enfin, c'était d'abord et évidemment comme des gens un peu civilisés...avant, si affinités, de se vautrer dans le stupre, faut pas déconner non plus ! Il y a un temps pour tout, comme le chantait le raisonnablement kinky Vincent Delerm.

L'alcool aida quelque peu à nous désinhiber et à nous mettre à l'aise, et je sortais de mon sac les colliers que j'avais apporté pour elle...Les, oui...

Bon, disons le clairement, je crois bien que je suis un obsédé du collier, un monomaniaque du ras le cou, un psychopathe du choker. Que voulez vous, je n'aime pas les cous nus, c'est pourtant très sexy un cou nu, je ne dis pas, mais la vision d'un joli cou enserré dans un collier bien ajusté, c'est simplement Tajmahalesque pour moi, car au delà du symbole BDSM bien sur, tellement important, je trouve ça juste esthétiquement parfait.

Si ! j'ai le droit !

Alors j'en avais amené 4 (!!), je n'aime pas manquer, et je demandais à Ka de se mettre à genoux devant moi pour procéder aux essayages, sous le regard approbateur et photographique de Walter, qui ne prenait absolument pas ombrage, bien au contraire, de ma velléité de poser gentiment et symboliquement ma griffe sur sa belle. 


J'en profitais pour découvrir peu à peu son corps magnifique, son sexe lisse et annelé, ses seins arrogants aux tétons traversés d'une barrette métallique, son pubis tatoué à la griffe de son Maitre, tout ce que je demanderais un jour à ma soumise, qu'elle se le dise !

Nous nous apprivoisions, et encouragé par le regard bienveillant de Walter j'osais la toucher, la caresser, lui faire baisser la tête en l'attrapant par son incroyable chevelure de lionne...tout en restant, malgré tout, un peu sur la défensive, grrrr, putain d'éducation judéo chrétienne...

La soirée se passa merveilleusement bien et à une vitesse telle que je ne sais même plus dans quel ordre nous avons fait les choses ! Le chouette restaurant, ou nous regardions tous les trois passer les femmes en jugeant plus ou moins perfidement la longueur de leurs jupes ou la hauteur de leurs talons, fut un moment épicurien au possible, tinté du léger cynisme de bon aloi des gens de gauche qui assument malgré tout d'être de bons vivants.

Car oui bordel, on peut être de gauche, aimer les bas couture, le bon vin, la poutargue, et honnir les médiocres et les chaussures plates, et nous en étions, trois sales gosses, la parfaite incarnation ...

Bref, je me sentais tellement compris et tellement dans mon milieu, que je décidais...de rester pour la suite du week end !

(à suivre)

mercredi 12 février 2020

Hors saison...

Le BDSM, c'est comme le vélo :  on peut finir crevé, ça peut faire mal au cul, mais finalement, ça ne s'oublie pas...

C'est la réjouissante conclusion de mon récent week end maritime, comme si la mer était invariablement liée à mon BDSM. J'y aurai décidément tout connu, au bord de la mer, le pire, l'espoir, et le meilleur donc. Je ne sais pas il y peut y avoir une explication rationnelle à cela, au delà de la métaphore du ressac des vagues à l'image de ma vie quelque peu chaotique, quand j'aurai préféré, peut être, qu'elle ressemble plus à une mer d'huile.

Ou pas...

Depuis septembre dernier, le BDSM est en tout cas revenu peu à peu dans ma vie, si tant est qu'il l'avait quitté un jour, mais en tout cas il est enfin redevenu concret. Grâce en soit rendue à Walter et à sa poupée Ka (ce sont évidemment des pseudos, et un clin d'œil aux fans de James Bond), celle la même qui m'a tendu la main ce triste soir de déroute sentimentale, voir l'article précédent.

Je pensais donc à tout ça dimanche matin, à mes grands espoirs déçus, à mon petit royaume déchu, aux vertus réparatrices des culs, en arpentant en compagnie de mes hôtes le front de mer de cette station balnéaire aussi riante en hiver qu'une chanson de Francis Cabrel...On doit être hors saison, chantait-il, je confirme...

Le BDSM terre de contraste, que ne l'ai-je maintes fois écrit ici, et nous en étions une nouvelle illustration...

Au milieu des badauds dont la moyenne d'âge me faisait d'un coup me sentir bien jeune, c'est vous dire, nous marchions tous les trois en quête du café réparateur du lendemain, tant notre samedi avait été ludique.

Les petits vieux trainaient tous en laisse leurs petites chiennes teigneuses, et je me retenais difficilement de ne pas shooter dedans...quand Walter et moi promenions notre petite chienne radieuse. Raccourci un peu facile qui nous fit cependant sourire, tout en déplorant de ne pas lui avoir mis de laisse, elle aussi. Mais si le risque qu'elle nous échappe ou nous morde les mollets était complétement nul, celui qu'on les reconnaisse si prés de chez eux ne l'était pas, de l'inconvénient de jouer à domicile.

Tout le reste cependant compensait largement cette liberté relative : Ses bottes vertigineuses tranchaient quelque peu avec les Géox de nos mamies, ses bas n'avaient aucune commune mesure avec leurs tristes joggings balnéaires, et surtout, surtout, sa jupe plissée de l'enfer la rendait aussi incongrue à cet endroit que si on y avait croisé Audrey Hepburn, oui je sais elle est morte, mais Ka avait mis le samedi une robe très Tiffany's qu'elle n'aurait pas reniée...

Et cette jupe, nom de dieu de bordel de merde...

Il faut dire, je l'avais un peu piquée au vif avec mon article putassier sur l'héritière, et c'est peu dire que Ka est orgueilleuse, comme toutes les bonnes soumises. Alors elle ne pouvait décemment pas me recevoir, pour cette première rencontre, en portant autre chose que la même jupe plissée, qu'elle avait fini par dénicher sur internet...la même vous dis-je ! Et elle m'en réserva  la primeur, au grand dam du pauvre Walter qui n'eut d'autre choix que d'attendre que le légitime essoufflement syndical me laisse enfin la possibilité de les rejoindre. Pouvait elle me faire plus beau cadeau, que celui de passer avant son homme ?

Bien sur, je pourrais m'envoler dans de grandes tirades dithyrambiques à la gloire de Ka et de ces quelques grammes de tissu, de la silhouette que cela lui donnait, du pouvoir hautement érogène qui s'en dégageait, mais je serai encore bien en dessous de la réalité. Alors plutôt vous montrer cette photo, prise sur le vif, pour vous donner une idée...de l'infini.



Voilà, la nièce le pen, peut donc aller se rhabiller, et même, pendant qu'elle y est, aller se faire foutre.

Bref, l'honneur est sauf...

Le serveur du café, mi-gitan, mi-tatoué, ne fit jamais autant d'aller retour entre notre table et le bar, tentant sans doute, s'il était comme moi, ce qu'à Dieu ne déplaise, d'essayer de savoir si  Ka portait des bas...c'en était évidemment, et des vrais rogntudju, maintenus par un vrai porte jarretelle anglais de chez Pipandpantalaimon, car il ne faut pas déconner avec ça :  la voiture est allemande, le vin est français, et le porte jarretelle est anglais, voilà, c'est comme ça.

On était hors saison, et j'étais hors du temps, on ne se connaissait en vrai que depuis deux jours mais moi qui suis si sauvage et parfois si laborieux dans les relations humaines, j'avais l'impression d'être avec des amis de 30 ans...

Bien sur, nous n'avions pas fait que jouer au scrabble depuis mon arrivée le vendredi, et d'ailleurs, euh..nous n'y avons pas joué du tout. Et ça créé des liens, de partager des choses aussi intimes.

Mais ils avaient su, tout au long du week end, et malgré, ou peut être plutôt grâce à ce qui nous avait rassemblé, me mettre particulièrement à l'aise, par leur générosité, leur gentillesse, leur naturel, leur si belle complicité et leur bonne humeur...

...Et leur exquise perversité bien sur, mais ça, ce sera pour le prochain épisode !

jeudi 9 janvier 2020

Je ne veux pas rester sage...




Bon c'est pas tout ça, mais ça fait quand même un petit moment que je ne vous ai pas parlé de ce qui fait la substantifique moelle de ce blog depuis bientôt 15 ans (si !), et qui depuis 35 occupe l'essentiel de mon cerveau : la femme, la féminité, le bdsm, le fétichisme, la gaudriole et...euh... le gruyère râpé, encore que je ne suis pas sur d'avoir déjà parlé gruyère râpé ici, faudrait vérifier..

Parce que bon, et même si le combat est vital et continue plus que jamais, je sais très bien que ce n'est pas la moustache de Martinez ou la faux-culterie de Berger qui vous emmène ici...

Bien, alors...

La vie...euh... c'est comme une boite de chocol....

euh...

Plouf Plouf....

La vie, c'est comme les gens dans les magasins..

Il y a ceux, ou celles, qui y entrent, ou qui en sortent, sans vous prêter la moindre attention, au mieux qui ne vous tiennent pas la porte, au pire qui vous la claquent au nez, façon "me, myself and I". 

Et puis il y a des gens attentifs, qui se retournent, remarquent que vous êtes là, s'intéressent un peu à vous...qui voient bien que vous êtes un peu en galère, avec vos gros sacs, vos fardeaux même, bien lourds à porter parfois, parce que...parce que la vie, c'est comme une boite de...oui, c'est bon, on a compris !

Ceux là donc, vous tiennent gentiment la porte, ou vous tendent miraculeusement la main, c'est une métaphore bien sur, mais pas que...

Alors bon, pourquoi je fais mon Forrest Gump d'un seul coup, me direz-vous?

Parce que, la vie... est vachement bien faite, finalement.

On m'a claqué la porte au nez, je n'ai pas compris et ça m'a fait un mal de chien. Et c'est alors, un soir bluesy et pluvieux de septembre,qu'ils sont entrés dans ma vie, pour me la réouvrir, et me la tenir, la porte...

Je ne l'oublierai pas...

Ils me suivaient ici depuis quelques années parait il, et vous me croirez ou non (en tout cas moi je ne me les crois toujours pas trop), il parait même que je les aurai un peu inspiré, par mes écrits, sur la relation D/s notamment.

Ne riez pas, c'est vexant.

Ils, car ils sont deux, sont donc un couple...Beaux, unis, amoureux et kinky...un couple idéal donc, ça existe, alléluia !

C'est peu dire qu'on a bien sympathisé depuis quelques semaines, nos centres d'intérêts respectifs pour le BDSM, la relation D/s et la féminité nous ayant...comment dire...rapproché. Mais pas que...la bonne chaire, la bonne chanson, la bonne humeur font aussi que beaucoup de nos goûts convergent, et rien que le mot m'excite...


Et puis en plus ils sont de gauche, rhoo les cons ...(hey, le prenez pas mal, c'est affectueux !)

Et c'est peu dire également qu'ils m'ont redonné la pêche, et puis, d'un point vue BDSM, redonné également l'envie d'avoir envie comme chantait ducon, même si je n'ai jamais réussi à me faire à l'idée, alors que Laetitia, si (un poster dédicacé à qui rit à cette blague navrante)....et me redonner l'envie, c'était vraiment pas gagné fin septembre...

Bref, devant tant de défauts communs et assumés, et à force de mails, de sms et de photos envoyées, il est rapidement apparu comme une évidence qu'il fallait qu'on se voit, en vrai. 

Déjà pour que moi je comprenne comment, et dans quelle mesure, ce que je raconte ici peut bien influencer ou inspirer quelqu'un en général, et un  couple uni et amoureux comme ils le sont en particulier. Avec mes 2 lecteurs quotidiens en moyenne ici et mes 62 abonnés sur Instagram, je n'avais pas vraiment pris la mesure  mon côté influenceur, je dois bien le dire...

Et puis parce qu'il est assez rapidement apparu également qu'on avait pas seulement des choses à se dire, mais peut être aussi, si le courant passe, si les astres s'alignent, si nos libidos sont synchrones, si Philippe Martinez le veut bien,  des choses à vivre ensemble...avec eux, pas avec Martinez, suivez un peu !

Mais Philippe n'a pas voulu qu'on se voit avant les fetes.

Plouf plouf

Mais Macron, et son projet de loi scélérat, n'a pas permis qu'on se voit avant les fêtes...(Oui parce que bon, parenthèse énervée, mais c'est plus fort que moi : je suis sidéré que des personnes parmi les plus impactées par cette réforme inique, puissent affirmer que tout ce chaos soit la faute de la CGT. Tout ça parce qu'elles ont voté Macron, de bonne foi sans doute, et que c'est dur d'admettre s'être trompé. De la à faire passer son amour propre avant son intérêt et celui de ses enfants, j'en reste coi...Même dans la plus pure et dure des relation D/s, jamais le syndrome de Stockholm n'atteindra un tel niveau, mais je ferme la parenthèse énervée)

Hop !

Quand on aura enfin eu raison de cette reforme, bientôt, les trains rouleront de nouveau et on devrait donc enfin réussir à se voir tous les 3, le week end du 07 février normalement..

Puisqu'il n'y a absolument aucune ambiguïté dans nos rapports, malgré les sujets abordés, et avec la bénédiction de Monsieur qui domine Madame, vous l'aurez peut être compris, nous allons probablement passer un week end épicurien au possible, avec des vrais gros morceaux de bdsm dedans.

Tout ceci sera nouveau pour moi, pour eux aussi, un peu stressant même, parce que j'ai envie de bien faire et de ne pas les décevoir, je leur dois tant...mais  entre gens de gauche, intelligents, motivés et quand même un peu vachement pervers, aucune raison que cela se passe mal...


J'aurai, bien entendu, l'occasion de reparler de tout cela ici longuement (si avec ce teasing je ne passe pas à 65 abonnés sur Instagram, c'est à désespérer !), avec même, si vous êtes sages, quelques photos de la belle à l'appui, comme celle ci par exemple...


...photo qui ne me donne pas du tout  mais alors pas du tout envie de rester sage.

Dans l'attente, je me contenterai, très chers vous deux, d'un sobre et pudique mais néanmoins éminemment sincère «Merci», pour tout ce que vous êtes...

vendredi 15 novembre 2019

Glamour est dans le pré...

Bon...

Je vais faire mon parisien.

Je fais faire mon parisien ronchon, arrogant et méprisant...oui donc mon parisien quoi.
Je vais souvent en province, j'y ai même une maison, mais les weeks ends y sont rudes d'un point de vue fétichiste, il faut bien dire ce qui est.
Evidemment, si vous êtes dingue de polaires, de Mephisto ou de leggings, petit un, vous êtes encore bien plus pervers que moi, et petit deux, vous seriez au paradis, dans ma province...
Si par contre comme moi votre comportement devient irrationnel à la vue d'une jupe plissée, d'un talon supérieur à 5cms, ou d'une jambe gainée d'un nylon au denier inférieur ou égal à 15, petit un, c'est de la concurrence déloyale, et petit deux vous allez vous faire bien chier, en province...
Qu'on soit bien d'accord les bouseux (naaaaan, je déconne !) ce n'est pas méprisant que de dire ça, c'est de la simple et pure logique mathématique :
Statistiquement, et personne ne pourra me contredire, tomber sur une jupe en cuir dans une ville de 5000 habitants, c'est 20 fois plus improbable que dans une ville de 100 000, et environ 200 fois plus improbable qu'à Paris...han, ça calme hein !
Donc tomber sur une jupe en cuir et des collants résilles (oui, des collants, la jupe était insupportablement trop courte pour des bas), bon, ça devient quand même miraculeux...
Mais alors tomber sur une jupe une cuir, des collants résille et des cuissardes, alors là ça devient carrément aussi rare que de trouver un député de gauche dans l'hémicycle.
Et bim, sur quoi tombais-je, l'autre jour, au détour du rayon PQ de mon supermarché de province ? #instantglamour
Sur François Ruffin ?
Presque...
Tentative casse gueule de déminage du terrain, mais j'y vais quand même : prétendre qu'une femme petite et ronde ne peut pas être féminine est révoltant, et Instagram notamment regorge d'exemples contraires, dieu merci...On ne choisit pas son physique hélas, mais la féminité c'est un état d'esprit, et le bon goût ça s'apprend, je donne des cours si vous voulez mais vous allez en chier...
Mais être petite, ronde ET vulgaire, ça c'est assez facile malheureusement, et j'étais tombé sur un beau cas d'école. Madame était en famille, et la jupe que portait son ado me confirma que le mauvais goût était une solide tradition familiale. Au moins était-elle en jupe me direz vous, ce à quoi je répondrai que oui, les Vamps aussi étaient en jupe...


Pourtant, au lieu de partir en courant chercher l'antidote au rayon Dim-up et prendre un shot de féminité en regardant la photo de l'emballage, je me suis surpris à la suivre quelques instants, et à scotcher mon regard sur ce vrai cul moulé dans ce faux cuir, sur cette résille grossière dépassant au dessus du revers de ses cuissardes à talons plats, sur ce look "Glamour est dans le pré" de Bardot de province. Bref, je n'étais plus soudain que l'ombre de moi même et de ma réputation d'homme subtil et raffiné qui a franchi les frontières de ce blog, c'est à dire pas grand chose.




Fallait-il donc que je sois au fin fond du désespoir et de la disette fétichiste pour en arriver à trouver un certain plaisir oculaire (je vous en prie!) dans un si incertain spectacle ?

Etait-ce un simple réflexe pavlovien, déjà évoqué ici, ou était-ce mon coté obscur de pervers élitiste qui n'assume pas ses origines qui reprenait le dessus ? 

Quel genre de paradoxe sur pattes ou de fétichiste contrariant suis je donc devenu, pour déplorer que la provinciale ne porte que des leggings, et critiquer, dans le même article, la première jupe en cuir de vache en plastique venue ? 

Et puis après tout, je suis qui, parisien bobo-gaucho de merde (c'est vrai, mais j'aime ça!) pour juger des efforts de la dame pour plaire à son homme, ou pour trouver un amant ? 

Donc  bravo et merci Madame, c'est juste ce que j'ai envie de lui dire, là, maintenant, avec le recul, en plus de lui laisser ma carte de visite pour lui expliquer que le bas couture et l'escarpin, quand même, c'est un peu plus bandant.

Un jour, bientôt j'espère, j'irai m'installer là bas, parce que j'en ai assez du tumulte parisien, et parce que je l'aime, cette province, malgré "La halle aux vêtements" et "Gémo". Je fais souvent ce rêve, vachement étrange et quelque peu pénétrant, d'y vivre un jour avec une femme inconnue et que j'aime, et qui m'aime, et qui ne sera, chaque fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend...(Note à moi même : C'est pas mal ça, penser à en faire un poème...)

Et puis Dieu merci, je connais des provinces, et des femmes, qui sont à des années lumières de ce look improbable, et ce sans même que j'y sois pour quelque chose, ou bien alors un tout petit peu quand même s'il s'agit d'une jupe plissée, mais normalement je vous en parlerai bientôt...(teasing de la mort qui tue !)

lundi 4 novembre 2019

Abandon...

Le fantasme de l'enfermement est récurent chez moi, depuis longtemps, je ne sais pas pourquoi.

Je mets ça, peut être, sur le compte du placard à chaussures familial, sous l'escalier, ou mon fétichisme des talons a du naître en même temps que mon goût pour les espaces confinés. Remercions au passage l'inventeur de la commode à chaussures verticale, qui nous a épargné des générations entières de fétichistes agoraphobes (si tant est qu'agoraphobe soit l'exact contraire de claustrophobe, ce dont je ne suis pas bien sur), triste engeance s'il en est...

Plouf plouf...

Quand je me suis retrouvé dans un appartement un poil trop grand pour moi, ou J. venait me voir régulièrement, j'ai cherché le moyen d'assouvir ce fantasme avec elle, celui là comme les autres, en passant de l'autre coté, en devenant enfermeur, et plus enfermé.

Je n'avais ni cave ni placard dans cet appartement, juste de l'espace pour bricoler. Alors bon, ne faisant ni une ni deux, ni trois ni quatre non plus d'ailleurs, je me suis lancé  dans la fabrication d'une cage, pour y enfermer mon oiselle adorée, allégorie à peine cachée de la relation amoureuse mâtinée de BDSM.

Je suis plutôt bon bricoleur, certes, mais de cage, je n'en avais jamais fait. Et comme il m'était un peu difficile de souder dans un appartement, j'optais finalement pour du bois...du bois mais avec du métal quand même, parce que des barreaux, pour le bruit, pour l'aspect, pour le toucher, et tout ça c'est tellement important dans le BDSM, ça doit forcément être en fer scrogneugneu !

L'idée était aussi de la faire démontable et rangeable facilement, parce que dans un donjon, je ne dis pas, mais dans un salon, ce n'est pas très tendance, une cage...

Tout ceci, conception et réalisation, me prit donc un peu de temps, et généra pas mal de bordel dans l'appartement, il faut bien le dire...j'envoyais régulièrement des photos de la construction à J, pour lui faire un peu peur bien sur, et pour lui montrer tout ce qu'elle m'inspirait de perversité.

C'était bien la première fois que scier du bois me faisait bander. Je crois bien que j'étais heureux.


La construction me prit quelques semaines, mais j'étais assez content du résultat, très fier et impatient de lui montrer enfin.

Je crois que ça l'impressionnait, mais que ça la laissait perplexe. Un peu comme un sale gosse, j'avais le sentiment que c'était surtout un jouet pour moi. Mais je voulais bien jouer avec elle, j'avais hâte même...ou plutôt c'est elle qui était prête à jouer avec moi, à entrer dans mes délires.

Après l'avoir essayé rapidement à son arrivée, comme pour être bien sur qu'elle remplissait son rôle de cage, et puis être passés à autre chose, je décidais d' enfermer J pour la nuit, aux pieds de mon lit. On peut bien sur trouver ça parfaitement ridicule, ou malsain, ou juste dommage; je la voyais somme toute assez peu et là, je préférais la mettre en cage plutôt que de dormir avec elle, contre elle. Oui, mais les expériences sont faites pour être...euh...expérimentées, et j'avais hâte de connaître et de découvrir les sensations que cela procurait de mettre son amour en cage, au sens littéral du terme.

Je l'avais laissée libre de ses mouvements tout de même, même si c'est toujours un peu compliqué de rester raisonnable quand on a enfin la possibilité de vivre pleinement ses fantasmes. Mais une fois les deux gros cadenas fermés, même libre de ses mouvements à l'intérieur, même emmitouflée sous sa couette, elle était entièrement à ma merci, totalement dépendante...

J'étais heureux mais partagé : à la fois frustré de la savoir si prés de moi sans pouvoir la sentir contre moi, j'éprouvais en même temps une enivrante sensation de pouvoir absolu, celui de détenir le sort d'un être humain entre mes mains, ni plus ni moins. Je n'en étais pas encore au stade de me prendre pour un quelconque dictateur ou d'avoir envie de passer le concours de gardien de prison, non...Mais Dieu merci, et c'est terrible ce que je vais écrire, je n'en étais pas encore tout à fait non plus au point de comprendre Marc Dutroux. Je détenais sa liberté entre mes mains, oui, mais évidemment pas sa vie. Ne jamais, jamais oublier que J était là de son plein gré, et qu'au moindre mouvement de panique de sa part, ou à sa moindre demande (argumentée certes), je l'aurai libérée sur le champ, et peut être même en m'excusant.

Mais je touchais du doigt ce pouvoir absolu oui, et c'était grisant, et c'était fascinant, et c'était flippant bien sur, tellement flippant. Quel sorte de monstre étais-je en train de devenir, c'est la question qui finalement m'empêcha longuement de m'endormir, et surtout de dormir sereinement. Je devais rester vigilant en cas de problème quelconque de toute façon, le contraire eut été irresponsable, et je ne dormais que d'un œil, attentif aux moindres mouvements de mon aimée. Elle ne dormit pas beaucoup non plus, et je finis par la libérer au milieu de la nuit, c'était bien assez pour une première, j'étais tellement fier d'elle.

Pour autant, je n'avais pas fait tout ça pour m'arrêter en si bon chemin et remiser la cage à la cave avec le sentiment du fantasme accompli. D'autant, je le répète pour ceux qui n'ont pas suivi, soyez donc attentifs, que je n'avais pas de cave pour la ranger...

Une fois le petit déjeuner pris, je remettais donc J dans sa cage, tout en vaquant à mes occupations et elle aux siennes, la correction de ses copies en l'occurrence, comme si tout cela était parfaitement normal, notre mode de fonctionnement au quotidien. Nous discutions de tout et de rien comme un couple ordinaire, malgré l'incongruité de la situation, et je ne crois pas la trahir en disant qu'elle se sentait bien malgré les barreaux qui nous séparaient. Je crois vraiment avoir approché, ce jour là, la quintessence de la relation D/s.

Je la libérai de nouveau pour une partie de la journée, j'avais tout de même besoin de pouvoir la prendre, et pas que dans mes bras.


Et puis ma perversité a repris le dessus, et je décidais de franchir une nouvelle étape, et d'ajouter la contrainte à l'enfermement.

La préparation et le harnachement, comme les préliminaires, c'est toujours un moment intense, le plus sensuel qui soit. Je ne voulais lui laisser aucun confort...chevilles attachées...mains liées dans le dos...lourd collier cadenassé...cagoule et bâillon...pinces aux seins et rosebud, terminé par une queue en fausse fourrure.... Elle n'était plus du tout oiselle romantique, elle était devenue chienne, chienne soumise et offerte aux regards, sage et immobile, suppliciée et dépendante, plus que jamais dépendante.

Elle resta ainsi de longues minutes, je la surveillais sans parler, sans faire de bruit, je voulais qu'elle parvienne à faire le vide dans sa tête, à se sentir la plus vulnérable possible, et dieu qu'elle l'était. Je crois lui avoir dit une fois ou deux, fermement, de ne pas bouger quand j'apercevais un soubresaut de sa part. Il fallait quand même qu'elle sente et qu'elle sache que je n'étais pas parti faire des courses, que j'étais tout près...la rassurer dans sa peur, la réconforter dans sa détresse, mais la maintenir dans sa souffrance et son abandon.

Je crois, modestement, avoir réussi à l'emmener là ou je voulais aller.

L'abandon, dans tous les sens du terme, c'était donc ça, et c'était unique...Là oui, c'est certain, j'étais éminemment heureux, et tant pis si le moyen d'y arriver était artificiel ou alambiqué, à tout le moins.

Et  puis tiens, c'est mon jour de bonté, j'emmerde cordialement tous ceux qui pensent que c'est là une façon bien pathétique et malsaine d'aimer quelqu'un...

Il n'y a que des bonnes façons de faire, quand cela rend heureux tout le monde.



Épilogue: J'ai déménagé depuis, j'ai démonté la cage entièrement, barreau par barreau, elle est remisée à la cave, j'en ai une cette fois, et sans doute pour toujours.

Les mauvais jours, et il y en a encore parfois, je me sens un peu comme elle, abandonné et en mille morceaux...

mercredi 16 octobre 2019

Pur sadique, vrai sadique...

Le masochisme, je connaissais, un peu. Plus de 30 ans de bdsm derrière moi, je crois pouvoir dire que je suis passé par à peu près tous les stades. Je sais ce que c'est que d'avoir mal, de bander sous la douleur et d'en tirer un plaisir intellectuel inouï, qui supplante en intensité n'importe quel orgasme.

Je pense même que dans l'absolu je pourrais encaisser encore pas mal, si je ne me savais pas intellectuellement incapable de me soumettre de nouveau...enfin je ne sais pas, la seule certitude que j'ai c'est d'être dans le doute, comme disait Desproges. Mais pour l'instant j'ai jeté mon masochisme dans le fossé de mon cheminement chaotique dans le bdsm, et c'est très bien comme ça.
Peut être parceque j'ai beaucoup d'empathie pour mon prochain, enfin globalement disons parce que faut pas exagérer non plus (non, pas de noms!), mais le sadisme n'a jamais été une évidence pour moi, même depuis que j'ai changé de camp, il y a une dizaine d'années. Car ce n'est quand même pas très catholique de torturer la personne qu'on aime bon sang ! Maiiiiiis...mais mais mais mais, je ne suis pas très catholique du tout, et ça tombe donc très bien.
Au début, c'était quasiment une forme de culpabilité, "je m'excuse de te faire mal" en quelque sorte, je crois même avoir prononcé cette phrase devant quelques unes de mes premières consentantes victimes. Bien sûr, j'aimais bien "torturer" gentiment mes soumises précédentes, prendre du plaisir à les voir... prendre du plaisir, disons. Mais c'était presque un passage obligé finalement, un exercice de style, plus qu'une envie ou un besoin profond. Et le bdsm juste pour faire plaisir à l'autre, c'est un peu une impasse quand même...
Et puis J est arrivée...
Déjà, je m'étais surpris à adorer la ceinturer et la marquer avec force. Elle aimait garder et contempler pendant quelques jours, sur sa peau, les traces rougeoyantes de mon fougueux passage, et j'avais très vite appris à ne pas retenir mes coups avec elle, sans doute pour qu'elle ne soit pas déçue de repartir la peau trop blanche. Sans doute parce que j'aimais ça.
Une séance particulièrement m'avait troublée plus encore, et m'avait fait prendre conscience que j'étais probablement devenu un vrai sadique, je serais presque tenté d'ajouter "enfin".
Les bras suspendus à une poutre, j'avais eu, comme souvent, envie de m'occuper de ses seins. Je savais qu'elle était sensible à ça, sensible dans le mauvais sens du terme, elle n'aimait pas spécialement ça disons. Pourtant, et sauf utilisation du safe word, indispensable garde fou, je n'avais pas l'intention de m'arrêter. Je la sentais, je la voyais souffrir mais vibrer, nous vivions un de ces moments hors du temps, et c'eut été absurde de l'interrompre par scrupules ou par sensiblerie. L'idée était aussi de nous découvrir et de nous apprivoiser l'un l'autre, en essayant de savoir jusqu'ou nous pouvions aller, et là, nous y étions.




J'avais donc commencé à pincer ses tétons, doucement, puis de plus en plus fort, jusqu'à les tordre assez sévèrement je l'avoue. J'y prenais un plaisir incroyable, sans doute décuplé par l'idée qu'elle souffrait par moi et pour moi, par son expressivité, et peut-être même par la pensée éminemment perverse et cruelle qu'elle n'aimait pas ça. Mais elle tenait. Elle gémissait et grimacait, et plus je l'entendais, plus je la regardais, plus j'avais envie de tordre plus fort, ce dont je ne me privais pas. Et ça aussi, en soi, c'était nouveau.
De safe word il n'y en eut point besoin. Ses premières larmes en firent office, me remplissant pourtant d'un bonheur soudain et inédit. Me faisant stopper net donc, car c'était la première fois que je la faisais pleurer, et il était urgent d'analyser et de débriefer tout ça. Elle avait tout donné, M'avait tout donné, elle était allée au bout d'elle même, pour moi, pour mon plaisir, mon plaisir sadique. Ce fut pour moi comme un aboutissement que de l'avoir fait pleurer de douleur. Je l'ai détachée et prise dans mes bras pour la consoler et la remercier du merveilleux cadeau qu'elle venait de me faire. Ce fut sans conteste l'un de nos plus beaux moments, de ceux qui font qu'on ne peut jamais se résigner à renoncer au bdsm...
J'ai eu, à ce moment précis, pendant cet instant de plénitude et de partage, la sensation d'être devenu un vrai sadique, et surtout, surtout, de n'en éprouver  aucune honte, aucune culpabilité, et même d'en être fier, malgré ses larmes.
J'en étais...
Par la suite, le masochisme de J, son don de soi, son abandon, son envie permanente de me satisfaire, me confortèrent sans peine dans ma nouvelle vie de sadique-et-fier-de-l'être. L'épisode du parc, dépeint dans mon avant dernier article, en fut un autre moment intense, un commentaire sur cet article me l'ayant même signalé : Oui, je suis, j'étais sadique, et j'aimais ça.

Pour autant, le sadisme n'est pas dans ma nature profonde. Je ne prends absolument aucun plaisir à voir souffrir des gens en dehors du contexte bdsm, c'est pour ça notamment que je déteste les émissions à la con comme Koh Lantah et que je ne m'inflige pas Hanouna...et puis j'ai toujours  quelques scrupules à écraser une araignée, c'est vous dire.
Mon sadisme finalement n'existe que parce que le masochisme de l'autre existe, et qu'il a besoin de quelqu'un pour l'entretenir. Je me plais à penser également que mon sadisme n'est pas adapté à toutes les masochistes; j'ai pris plaisir à lui faire mal, parce que je l'aimais profondément. Serais-je capable d'en faire autant  à une parfaite inconnue, même consentante, même demandeuse, même suppliante ? Probablement pas, j'aurai trop peur, paradoxe absurde, de lui faire mal...on domine bien quand on connaît bien, et il en va de même pour le sadisme je pense.

En ce sens, et si je suis devenu un vrai sadique grâce à J, je ne crois pas être un pur sadique dans l'absolu, ce qui est quand même, finalement, plutôt rassurant...
J'étais simplement, et uniquement, le maître et le sadique, de ma soumise masochiste...
La nature est bien faite...

dimanche 13 octobre 2019

Ma déesse, ma D/s...


Ça me trotte dans la tête depuis un petit moment, et comme je reprends goût peu a peu à l'écriture, je vais peut être finir par me lancer enfin. 

J'ai en effet pour projet d'écrire une sorte d'encyclopédie Universalis...euh...non, ça, je pense seuls les plus de 50 ans doivent savoir ce que c'est...


plouf plouf...


...de page wikipédia disons alors, soyons modernes, sur la relation D/s. Ou bien encore un plus classique "la relation D/s pour les nuls", d'abord parceque le sujet m'intéresse au plus haut point, et ensuite parceque...euh...j'ai été nul, quand j'ai eu enfin l'opportunité de la vivre. C'était vraiment donner de la confiture à un cochon, mais au moins j'aurai appris.


Ce serait donc un bon moyen d'exorciser déjà, de faire le bilan de ce que j'ai réussi (un peu), de ce que j'ai raté (beaucoup), et de ce dont j'ai toujours envie, tant j'ai encore envie d'y croire, et tant je reste persuadé, au fond de moi, dans un petit coin de mon petit cerveau, que c'est le type de relation dont j'ai besoin pour vivre en paix avec moi même et mes démons, ce qui fait donc pas mal de monde, surtout si en plus on y rajoute la femme qui va avec, si tant est qu'elle existe et qu'elle soit un peu inconsciente, huhu...



Je voulais des vagues et des S,
Avec une à moi ma déesse
..

(Michel Jonasz, J'veux pas qu'tu t'en ailles)

En tout cas si je m'en persuade, c'est sans doute que j'ai une peur panique de retomber un jour dans une relation vanille, et de m'y emmerder royalement. C'est peut être là ou je me fourvoie complétement d'ailleurs; j'ai peut être surtout, et seulement, besoin de simplicité et de rapports enfin "normaux" avec une femme.


Oui...


Peut être...


D'accord...


Si on veut...


Mais j'en fais quoi, de mes fantasmes débordants et de ma libido bringuebalante, hein, Monsieur je sais tout?!


Bref...


Si le résultat de mes écrits sera avant tout le fruit d'un point de vue personnel, forcément, il ne s'agira pas pour autant de tout ramener à moi et de faire ma biographie, ou d'écrire mes mémoires, je suis encore (un peu) jeune pour ça et puis je n'ai pas de post-it.


Non, l'objectif serait plutôt de lister de manière assez exhaustive tous les aspects d'une vie de couple harmonieuse, en les passant au crible de la relation D/s...La relation et la famille, la relation et le travail, les codes, les grands principes, les écueils à éviter, les risques à ne pas prendre, lister tout cela non pas à l'aune de mes fantasmes ou de la relation idéale selon Saint Jeff, je veux bien être apôtre mais surement pas gourou. Non, juste essayer d'aider à faire que cela fonctionne, car je sais que cela peut fonctionner. En évitant les poncifs, je vais essayer, et surtout en évitant de donner des leçons ou des certificats de bonne ou de mauvaise conduite. Ne jamais oublier qu'il y a autant de façon de vivre son BDSM et une relation D/s qu'il y a de couples...le pire serait évidemment m'imaginer avoir la science infuse et détenir la vérité absolue sur le sujet. J'en connais des comme ça...


Je ne sais pas trop encore quelle forme ça prendra, mais j'imagine bien une sorte de guide pratique, un mode d'emploi, un vademecum, appelez ça comme vous voulez, mais quelque chose qui puisse sinon aider les couples à vivre sereinement le truc, du moins, leur faire profiter de ma modeste expérience notamment. Et en se marrant un peu si possible, le sujet n'est pas austère et je ne voudrais surtout pas que le résultat le soit...l'avantage, quand on a pas trop confiance en soi et en son écriture, c'est que si ça devient trop pompeux ou trop didactique, je vais vite m'en rendre compte et me censurer, et vous éviter ainsi un triste pensum, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.


J'ai googueulisé un peu le truc, à part sur les forums on ne trouve pas pléthore d'informations sur le sujet, en tout cas rien "d'institutionnel" je dirai, et je me dis donc que peut être, modestement, je pourrai apporter ma pierre à l'édifice.

Voilà...


C'est ambitieux...


C'est présomptueux surement...


C'est inutile sans doute, oui, mais pas pour moi, car j'ai encore plein de bordel à ranger dans ma tête...


Et pour tout ceux qui se demandent bien de quoi je parle, pour ceux qui pensent Citroën (les vieux) ou Nintendo (les jeunes) quand j'écris D/s, je peux  leur expliquer vite fait de quoi je parle dans un prochain post, à la demande...


Quand à ceux à qui cela cause, un peu, beaucoup, passionnément, je veux bien aussi recueillir leurs témoignages, qui me seraient très précieux pour alimenter le schmilblick...d'aucuns se reconnaîtront peut être !

Ps: J'avais environ 257 photos dans ma collection personnelle susceptibles d'illustrer cet article, mais comme je suis un garçon pudique  je vous ai mis...des S.

Bon...